Parasitoses-vers


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10. Parasitoses

10.1 Cryptosporidose :

Observation : atteint 89% des troupeaux, essentiellement les veaux en maternité, la période critique étant dès les premiers jours de vie,

jusqu’à 6 semaines de vie

; le veau ingère des œufs qui envahissent les cellules de l’intestin, causant de l’inflammation et une incapacité d’absorption des nutriments. La fusariose rosea, toxine fréquemment retrouvée dans le maïs ensilage serait un facteur aggravant. La contamination par des sources extérieures est aussi possible (personnes ou animaux), produisant une

diarrhée liquide, jaunâtre à verdâtre

, de 5 à 7 jours, pouvant aller jusqu’à tuer le jeune veau par déshydratation.

Cause : c’est un parasite qui s’enkyste dans les parois des intestins

*L’idéal est d’effectuer un traitement préventif chez les mères au début et vers la fin de la gestation et chez les veaux naissants.

10.2 Coccidiose et Giardiose :

La Coccidie se multiplie, puis produit des œufs qui explosent en se multipliant à l’intérieur des cellules intestinales, alors que le Giardia se divise comme une bactérie à l’extérieur des cellules auxquelles il adhère, infestant les veaux et les jeunes adultes qui peuvent excréter les œufs et donc des protozoaires capables de résister à l’extérieur de l’hôte jusqu’à 6 mois pour le giardia et jusqu’à 12 mois pour la coccydiose.
La Coccidiose est présente chez

100% des troupeaux

, alors que le Giardia en atteint 46%, surtout par des

diarrhées liquides verdâtres, avec sang parfois

, durant des périodes de 5-6 jours (coccidiose) ou des fumiers pâteux ou semi-liquides par périodes récurrentes de deux jours (giardiose), entraînant déshydratation et retard de croissance.
Il faut traiter préventivement les mères et les veaux autour du vêlage, puis

jusqu’à un an

, pour favoriser une immunité partielle des jeunes adultes. D’autre part, il convient de traiter préventivement pour d’autres bactéries ou virus qui joignent leur action à celle des protozoaires, comme le rota virus, le BVD.

*L’idéal est d’effectuer un traitement préventif chez les mères au début et vers la fin de la gestation et chez les veaux naissants.

10.3 Strongyloses :

10.3.1 Strongylose respiratoire

: cette forme à base de strongles se contracte surtout l’été dans les élevages bovins en stabulation libre dans des bâtiments, elle est très contagieuse chez les animaux

de 4 à 24 mois

et provoque des pertes importantes dans les élevages. L’immunité partielle acquise est des plus importantes à développer dans ces cas.

10.3.2 Strongyloses digestives

,

fasciolose et babébiose (ou piroplasmose)

: le développement de ces parasitoses est intimement lié et influencé par le système de production en élevage bovin : le pâturage. Cela touche la totalité des jeunes animaux en première et deuxième saison de pâture, les animaux de plus de deux ans bénéficiant de la fameuse immunité partielle spécifique par l’équilibre hôte-parasite. Plusieurs facteurs peuvent influencer négativement le développement de cette immunité : les conditions humides et froides prolongées, les traitements chimiques anti-parasitaires de printemps ou récurrents (moins de 4 mois entre), l’extensification des élevages, une mauvaise gestion des rotations, la séparation des générations parents-veaux, du pâturage d’automne prolongé, les vêlages d’hiver (contamination maximale en août après le sevrage) ou de printemps (pas assez de contact avec les parasites).
-

Traiter les veaux et jeunes adultes jusqu’à deux ans

, à des moments critiques, comme au début de la mise au pâturage (juin), puis vers la fin du pâturage, avant la rentrée en novembre (avec au moins 4 mois d’écart) et tenant compte des variations climatiques importantes.

*L’idéal est d’effectuer un traitement préventif chez les mères au début et vers la fin de la gestation et chez les veaux naissants.

Traitement curatif des parasitoses:

Jour 1

Matin SOLIPARASITE SOLINTOX
Midi SOLIPARASITE SOLISEP
Soir SOLIPARASITE SOLICAR

Jour 2

Matin SOLIPARASITE SOLIDRAIN
Midi SOLIPARASITE SOLIPULMO
Soir SOLIPARASITE SOLICAR

Jour 3-4-5

Matin SOLIPARASITE SOLISEP
Midi SOLIPARASITE SOLICAR
Continuer suivant l’amélioration

10.4 Paratuberculose bovine

Observation : Il s’agit d’une maladie bactérienne (Mycobacterium avium subsp. Paratuberculosis) robuste et versatile de forme, qui cause une inflammation chronique de l’intestin, chez beaucoup d’espèces animales, dont les primates. Controversée quant à sa capacité de vivre en dehors d’un hôte animal ou humain et quant à son degré de morbidité, elle a été longtemps confondue avec la tuberculose intestinale et de nos jours, encore associée au développement de la maladie de Crohn chez l’humain. La raison en est que cette bactérie (d’origine aviaire) a une très haute tolérance de la chaleur et qu’elle peut survivre à la pasteurisation commerciale du lait, s’il y a plus de 10 bactéries par mm de lait cru. Elle est très difficile à détecter et longue à cultiver. Il semble y avoir une susceptibilité héréditaire à cette bactérie et maladie associée dans les populations juives et celtes; on la retrouve très présente aux Etats-Unis, Grande-Bretagne, Scandinavie, et Europe de l’ouest.
Elle a aussi comme caractéristique de se développer chez les sujets humains ( femmes surtout) et les troupeaux jeunes : 15-25 ans chez les humains, troupeaux de moins de 3-5 ans d’âge.

De fait, chez les troupeaux, l’immunité ou la déficience d’immunité à cette maladie est transmise par les mères allaitantes et le lait cru; il devient donc de la première importance de

développer cette immunité chez les mères avant le vèlage

, comme aux veaux nouveaux-nés, même si les premiers symptômes n’apparaîtront que vers 18 mois.
En Europe, France et Angleterre en particulier, le pâturage prolongé, par temps humide (chaud ou froid) semble un facteur de contamination pour les troupeaux, la bactérie résistant très bien à l’humidité, surtout froide.
La maladie provoque une inflammation sévère et chronique (évoluant vers la nécrose) des nœuds lymphatiques mésentériques (intestinaux) et de l’iléon. Il n’a pas de fièvre au départ, mais de l’amaigrissement et des diarrhées douloureuses, voire saignantes. Cette inflammation continue donne prise à de la surinfection, fréquemment au corynébacterium et actynomycosis, notamment par des mammites et peut conduire à la septicémie.
La désinfection efficace est celle au formol 5%, sulfate de cuivre 5%.

Il est donc important, que ce soit pour la santé animale ou les risques encourus pour la santé humaine, d’établir un

protocole homéopathique efficient pour les mères et les veaux nouveaux-nés jusqu’à l’âge de 18 mois.

Traitement préventif :
- Mères gestantes de moins de 3 ans :
En pâturage : Jour 1 SOLIFLAME
Jour 2 SOLIMYCO
Jour 3 SOLINTOX
Jour 4 SOLICAR
10ml/vache, 1 fois par mois, les trois derniers mois de gestation

- Veaux nouveaux nés, jusqu’à l’âge adulte :
Jour 1 SOLIFLAME
Jour 2 SOLIMYCO
Jour 3 SOLINTOX
Jour 4 SOLICAR

Une fois par mois pour les 6 premiers mois de vie, un mois sur 2, jusqu’à 12 mois, 4 fois par an jusqu’à 3 mois du vêlage, les mettre ensuite sur le traitement des mères gestantes.

Traitement curatif :

JOURS 1 à 7 : SOLIFLAME et SOLIMYCO le matin,
SOLINTOX et SOLISEP le soir puis
JOURS 8 à 10 : SOLICAR le matin
Répéter la séquence une fois par mois pour six mois

10.5 Anaplasmose ou Ehrlichiose

(maladie émergente)

Cause : c’est une maladie de pâturage due à une bactérie (Anaplasma phagocytophilum) inoculable et transmise par les tiques.

Symptômes : fièvre et pneumonie sont les principales manifestations, sang au naseau, oedèmes des membres postérieurs, avortement possible.

Conséquences : Anémie, sensibilité au parasitisme accrue, baisse de production.

Traitement curatif :
Jours 1 à 5
SOLINTOX et SOLIPULMO le matin
SOLISEP et SOLIPULMO le soir

Jours 6 à 8
SOLIPULMO matin et soir

Jours 9 à 11
SOLIDRAIN une fois par jour

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