Vêlage

15. VÊLAGE

15.1 Rétention ou adhérences du placenta

Faire rapidement une administration de SOLIDAD dans la gueule ou même sur la vulve, 10ml, 3 fois à 30 minutes d’intervalle.
Puis SOLIDAD et SOLISEP le matin et
SOLIDAD et SOLIDRAIN
le soir pendant 3 jours,
SOLICAR 3 jours. Continuer SOLIDAD et SOLISEP 2 fois par jour jusqu’à la sortie du délivre, ce qui normalement se produit avant une semaine.

15.2 Non-dilatation du col (spasme)

Administrer SOLIDAD et SOLICAR toutes les 2 heures.
N.B. pour les gros veaux, il est recommandé de ne pas accélérer le processus du vêlage avec SOLIDAD car, quand c’est un gros veau, on est mieux de laisser les choses aller, il faut laisser le temps au col de se dilater complètement. A la limite SOLITRAUMA pourrait beaucoup aider. 1 ou 2 doses à 2 heures d’intervalle.

15.3 Arthrite du grasset après la mise-bas.

Inflammation aiguë des articulations, les jambes tremblent.
SOLIFLAME et SOLITRAUMA matin et soir pendant 5 jours.

15.4 Avortement

en cours de gestation, suite de traumatisme, d’intoxication ou d’infection génitale. SOLISEP et SOLIDAD, le 1ier jour, matin et soir, SOLISEP et SOLIMET matin et soir pendant 3 jours.
En prévention (tendance répétitives)
Appeler au Labo pour évaluation du cas.

15.5 Vêlage difficile.

En prévention :SOLITRAUMA et SOLISEP, le matin et SOLIFLAME le soir pendant 1 semaines avant le jour du vêlage.
Suite de vêlage : SOLITRAUMA pendant 3 à 5 jours, 2 fois par jour. SOLISEP si baisse de vitalité.

15.6 Fièvre du lait, hypocalcémie, paralysie du lait

Observation :

avec ou sans fièvre, commence habituellement 6 à 72 heures après le vêlage, mais peut survenir en plein durant ou quelques jours avant. Les premiers symptômes sont des cris, beuglements; mouvements nerveux réflexes de la tête, de l’encolure; clignotements des paupières à l’approche des doigts; peur, agitation, contraction musculaire, paralysie, le tout pouvant aboutir au coma. L’animal reste alors couché, la tête reposant sur un seul côté. La fièvre peut être le préliminaire d’une infection.

Fièvre de lait au Calcium,

paralysie

du lait habituelle, autour du vêlage, avec ou sans injection de calcium.

Fièvre de lait au Phosphore

atteignant rapidement l’état général, avec faiblesse, soif, mais perte d’appétit; pica ou appétit pour des choses indigestes; perte de fertilité, carence en énergie générale, pas beaucoup de coeur, manque de volonté de se lever.

Fièvre de lait au Magnesium

survenant

2 ou 3 semaines avant le vêlage

ou

au moment de l’augmentation de la production

, surtout chez les grosses productrices et au printemps à la mise au pâturage (tétanie d’herbage), à l’automne, après le retour de pâturage hyper-fertilisé; souvent sans fièvre, évoluant rapidement et sévèrement avec spasmes, tremblements, paralysie, convulsions, voire coma.

Cause : la cause première relève du déséquilibre minéral des

pâturages sur-fertilisés

avec des matières inorganiques comme la chaux, sans compter les effets de la pollution environnementale sur la qualité de l’eau et des sols; les 5 éléments minéraux de base, à savoir le calcium, le magnésium, le phosphore, le sodium et le potassium (+ le cobalt et le cuivre) se trouvent dérangés dans leur proportion équilibrée, ce qui entraîne

à la fois une intoxication et une déficience

à l’absorption de ces éléments.
D’autre part, l’intoxication du foie et sa faiblesse accentuée par un mauvais métabolisme du phosphore,

la reprise alimentaire trop importante en protéines et en sucres trop proche du vêlage

, la déminéralisation des grosses productrices et l’âge, sont autant de causes d’accidents de fièvres du lait au vêlage.

Prévention : la prévention des fièvres de lait demeure la meilleure stratégie pour éviter le recours systématique aux injections de calcium qui font un miracle, mais au prix d’un affaiblissement cardiaque et général de l’animal qui ne recouvre jamais tout à fait sa santé.
Référez-vous au chapitre plan de santé préventif annuel, dans le cahier Prévention.

Traitement fièvre de lait (curatif):
SOLICAR 3 à 4 fois par jour pour 3 à 5 jours pour accélérer l’assimilation des minéraux, de l’énergie et de la protéine, ainsi que la métabolisation du calcium.
Il faut aussi faire attention dans la diète de ne pas servir une trop grande quantité
lors la reprise alimentaire, une quantité trop importante en protéines et en sucres trop proche du vêlage. Choisir plutôt d’y aller progressivement, d’abord trois semaines avant la mise-bas avec un drainage et une

petite quantité

de l’aliment qui lui sera donné après la mise-bas. Au début de la lactation, augmenter lentement les quantités, sur une dizaine de jours.
Enfin, en prévention, donner aux gestantes en général, et surtout aux vaches 3ème veau et plus, dix jours de SOLICAR avant la mise-bas.

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